08.09.2008

Bourges & Cap Esterel, voyage politique de rentrée

 

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Jeudi 4 Septembre levé 7h: départ pour Bourges où se tient l'université d'été du CNJ, Conseil National de la Jeunesse. Une journée en compagnie de 80 jeunes réunis en tant que représentants de leur conseil départemental de la jeunesse, en tant que présidents d'une association jeune importante ou comme représentants d'un parti politique disposant d'un groupe au Parlement (dans mon cas le Mouvement Démocrate). C'est en fait lors de cette université à Bourges que le témoin a été transmis par les "anciens" du CNJ 2006-2008. Le ministère de la jeunesse, au petit soin, n'avait pas fait les choses à moitié (sauf peut-être avec la présence de M.Laporte, qui a du remplacer Mme Bachelot, d'habitude fidèle à son CNJ et mascotte des anciens, mais pour le coup indisponible). Frederic Badina, ami et membre du bureau des Jeunes Démocrates de Paris a à cette occasion reçu des remerciements de la part du Secrétaire d'Etat, après avoir exposé devant une centaine de personne le bilan du pôle Europe, qu'il a (paraît-il) très bien géré pendant ces six derniers mois de mandat. Oh, les oüi-dire...Je précise à ce propos que nous avons décidé avec Anne-Sophie Bonhour (représentante suppléante du MoDem) de nous inscrire dans cette commission Europe, qui correspond à la fois à nos centres d'intérêt et à l'une des vocations majeurs de notre parti.

Bon et puis je ne peux pas ne pas m'arrêter sur l'ambiance décidément fabuleuse de ce CNJ qui même s'il est assez politisé, réunit assez de personnes ouvertes et intéressées pour que le contact humain soit...grandiose. C'est pas Anne-Sophie qui dira le contraire, et après tout Fred m'avait prévenu. Parce qu'il faut avouer que bosser sur l'Europe dans des endroits aussi agréables, avec en prime d'improbables sorties petit train-visite de nuit, des cocktails en compagnie du maire et des discussions en terrasse jusqu'à 2h du matin, c'est une vraie chance.

Vendredi 16h30: départ de Bourges pour prendre un...non deux trains. St Raphaël, c'est beau mais c'est loin.

Samedi 7h02: Le train couchette Lunéa n°... arrive en gare de St-Raphaël-Valescure. 11h de voyage, rien n'est assez long pour le MoDem.

Mais les 3h30 de dodo n'auront pas entamé la qualité de ma première journée d'université de rentrée puisque le résultat était à la hauteur des espérances. Ok, les Jeunes Démocrates ont surtout fait de l'organisation. Mais tout était réuni: les militants étaient très nombreux, plutôt séduits, et j'ai pu rententer à plusieurs reprises l'expérience "petit train" (que le Petit Journal de Canal a mis en boîte comme il faut). Le pied.

Le seul atelier auquel j'ai pu me rendre, Franck Faveur m'avait demandé d'en être co-animateur avec Johan Alcaïde, Clément le Ricousse, Margaux Gandelon, François Bourguigon et lui-même (tous membres du bureau national). C'était LA table ronde des Jeunes Démocrates nationaux pendant cette UR, et le public a été au rendez-vous. En tant qu'équipe entrante on était visiblement attendu au tournant, et on a été bousculés. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le parti vit! Le sujet des universités qui me concernait n'a (heureusement) pas laissé indifférent, j'en ai d'ailleurs tiré quelques conclusions utiles pour la suite, tout se retrouvera dans le projet étudiant.

Soirée de samedi pas forcément très nourrissante ("ya personne à l'accueil les gars finissez vite de dîner!") mais arrosée et super bon enfant avec du monde sur la piste de danse jusqu'à 3h du matin. Des visions parfois surréalistes de politicien(nes) que l'on n'aurait pas cru voir un jour décoller les deux pieds sur du Bob Sinclar, mais ça rassure: ouf on reste des êtres humains avant tout, et pas seulement des numéros à gratter sur des listes de candidature à l'élection d'une fédé.

NB de nos informateurs: la soirée des Jeunes pop' à Royan s'est terminée à 2h avec 15 personnes sur la piste. Pff, petits joueurs...

Dimanche 11h: Le Président des Jeunes Démocrates prend la parole devant 2000 militants, au chapiteau du Dramont. Les jeunes sont là, un peu essouflés par le manque de sommeil et la nervosité des talkies-walkies, mais ça permet de rire plus facilement au déjeuner. Et puis Bayrou fait son oeuvre. Un discours un peu long mais déterminé, dont le cynisme n'a pas déçu une foule de toute façon acquise à sa cause et qui en redemandait après 1h10 à la tribune. Mais bon il faut bien une fin, et question qui était sur toutes les lèvres n'était plus "est-ce que je reste au MoDem?" mais sur un ton plus léger bien que tout aussi inquiet: "Je la prends où, la navette de 14h?".

 

NB: En lien, un bilan journalistique qui met en joie, enfin un!