21.03.2008
SAV des élections municipales
Il y a des jours où militer pour le Mouvement Démocrate ressemble au pire des Services Après Vente. Celui où la pièce principale du produit le plus vendu s'est avérée défectueuse. Malgré les arguments, malgré les prières des vendeurs désolés, les clients sont repartis, excédés...Ne restent plus que les très motivés, les inconscients peut-être, ceux qui croient dur comme fer que la politique française changera, qu'une stratégie d'indépendance est possible dans ce système qui veut lui barrer toutes les routes.
Ils sont partis 85 000, revenus 30 000.
J'ai ainsi pu voir partir des militants que j'estimais, des collègues, des amis. Assas Démocrates a perdu l'un de ses deux co-président après 3 mois d'existence. Que voulez-vous rajoutez à cela... Je suis resté parce que je crois que notre travail n'en est qu'au stade de brouillon, que partir maintenant c'est réagir à chaud, comme le sprinteur qui s'est aperçu après la course ratée qu'il a enfilé les mauvaises chaussures mais qu'avec les bonnes il aurait pu faire un score historique. C'est en cela que je veux croire. Mais il n'est pas (plus) question de ne s'appuyer que sur des métaphores et une démagogie idéologique tant de fois répétée. Oui nous sommes au Centre, mais surtout, surtout nous avons un projet européen, socio-démocrate, des propositions concrètes pour changer notre pays, sa constitution, développer son économie, renflouer sa dette,... rendre la vie plus vivable, tout simplement. Il est temps de l'exposer. Il est temps de prouver à la France entière que nous sommes crédibles.
Nous n'avons plus le droit à l'erreur...je prends le risque.
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13.03.2008
De l'indépendance à la solitude
Avant-propos:
Je me suis impliqué dans le XVe arrondissement, dans une équipe formidable, aux côtés d'une tête de liste exemplaire. Elisabeth de Fresquet n'a pas eu le score qu'elle méritait. J'ai été on ne peut plus fier de porter les couleurs de notre mouvement, quels qu'en aient été les résultats. Avec 7,45% des suffrages, nous ne pourrons pas nous battre pour le deuxième tour, mais nous n'avons rien à regretter.
Mon seul et unique regret, profond, est celui d'avoir vu sacrifier l'importance politique de notre mouvement sur l'autel de la maladresse (et de l'égo?) de certains.
A 23h50 ce dimanche, le Mouvement Démocrate faisait un score inférieur à ce qu'on lui avait prédit sur l'ensemble de Paris: 9% . A 23h55 c'était les premières remarques, “quelles alliances?”, “vous serez pas trop difficiles dans les négociations”, “la gauche a pas trop besoin de vous finalement mais venez quand même”. La seule main tendue, bien inattendue elle, était celle de Françoise de Panafieu, qui soutenait mordicus qu'elle voulait s'allier au MoDem pour ce second tour. Delanöe lui, estimait au même moment qu'il y aurait des discussions, mais que les partenaires traditionnels lui suffisaient. En 24h le vent avait tourné mais peu importe.
A 19h30 lundi la décision tombe: il n'y aura pas d'alliance. Marielle de Sarnez décide de maintenir ses listes encore en lice dans les 5e, 7e et 14e arrondissements. De son côté François Bayrou a refusé les propositions de l'UMP. C'est dit, clair et net. Cela peut -pourquoi pas- passer pour une déclaration d'indépendance, certainement un symbole fort, mais ça ne suffit plus, il nous faut des élus. Car le bémol est majeur :il n'y a pas eu le moindre accord entre le MoDem et ses partenaires au sujet des listes ayant recueilli des scores inférieures à 10%. Cela alors que coup du sort, dans plusieurs arrondissements, le maintien au deuxième tour a été manqué de19 voix dans le 6e, de 27 voix dans le 12e, à 56 voix dans le 17e. Rageant, mais il y avait quelque chose à faire. Or non, ces scores ne serviront à rien, aucune fusion n'aura lieu.
Le risque annoncé s'est changé en certitude pour le Mouvement Démocrate: celui de n'avoir que très très peu, voire aucun élu à Paris.
Certes c'est un pied de nez inattendu à ceux qui voyaient d'avance les oranges tomber comme des mouches pour sauver quelques maigres places aux conseils de Paris. Oui le Mouvement Démocrate s'est créé dans un élan inédit pour l'indépendance au delà des machines droite/gauche et doit rester fidèle à ses convictions, mais la volonté d'indépendance ne doit pas se changer en prétention.
Il serait donc ironique de dire que notre projet politique pour Paris et pour la France est sorti vainqueur par les urnes en ce lundi. Nous avons l'espoir que cet électrochoc et la maladresse de la stratégie employée cette semaine servira de leçon. Nos électeurs, eux, attendront qu'on leur en fasse la preuve.
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