25.09.2008

L'Université démocrate en marche.

L'impatience a du bon parfois. Les résultats du pôle vie étudiante des Jeunes Démocrates ne devraient pas se faire trop attendre. Voici, pour patienter, un petit récapitulatif des événements les plus importants -passés et à venir- pour les étudiants démocrates.

Mercredi 24 septembre: carte_france.gifNouvelle demande d'information concernant l'implication à l'université. => le chiffre des étudiants référents démocrates pour leur établissement passe à 20. Soit 11 organisations étudiantes installées ou en construction entre Paris, Caen, Nantes, Avignon, Lyon et Toulouse.

 

 

 

A venir:

Dimanche 28 septembre: Envoi du Kit associatif à tous les étudiants démocrates intéressés ou impliqués dans la création d'une association dans leur établissement. ce kit contient:

- Un guide de la marche à suivre pour créer son assos

- Des statuts-types (à adapter)

- Un bulletin d'adhésion type (à adapter également)

- La Charte des associations démocrates

- Des conseils pour faire vivre l'association & pour une meilleure visibilité

- Un descriptif des élections étudiantes & des différents conseils étudiants.

 

Du 10 au 20 octobre: toutpetittract.jpgCampagne de tractage "Protégeons-nous de la pensée unique" devant les établissements français, après envoi du tract imprimé à 20 000 exemplaires répartis sur la plupart fédérations jeunes.

 

 

 

 

 

 

(à suivre...)

28.08.2008

Engagé(s), acte 2.

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J'avais répondu "non" avant de connaître les méthodes, de part et d'autre. Avant aussi de me rendre compte que ne pas inscrire mon nom était une atteinte presque injustifiable à la logistique d'une liste que je soutenais de toute façon.

J'expliquais il n'y a pas si longtemps (article d'avril 2008) que je n'avais pas l'intention de m'impliquer dans cette élection, afin de ne pas trahir des amis qui s'engageaient à l'époque dans une voix courageuse, certes, mais trop négative à mon sens. Cette liste s'est depuis dissoute, éparpillée dans un regain de réalisme ou perdue dans les méandres d'ambitions parfois exagérées mais jamais inutiles au débat.

J'ai aujourd'hui toutes les raisons de répondre "oui", et ne me gênerai pas pour affirmer que je souhaite de tout coeur qu'ensemble, nous contruisions un Paris démocrate avec Marielle de Sarnez bien sûr, mais pas seulement, loin de là..

 

25.08.2008

Pas de poils chez nous

 

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Figaro de ce matin. Je l'ai trouvé avec étonnement sur la pile des quotidiens de la table du petit déjeuner, pas si déçu que ça, trop curieux de savoir qui avait été élu la veille président de nos meilleurs ennemis: les Jeunes Pop. Ok je l'avoue, je l'ai ouvert avant Libération.

Page 4, donc. Je découvre l'info que je cherchais dans un encadré qui m'a paru étonnemment modeste. Ce journal national-le seul délivré gratuitement à l'entrée d'Assas, au cas où trop d'étudiants de droit seraient tentés par une révolution de moeurs politiques innébranlables depuis trente ans- faillirait-il à sa tâche? Celui que nous avons coûtume d'appeler le "Journal Officiel" sur les bancs de l'amphi aurait-il oublié sa vocation d'analyse positive du parti pendant les vacances? En tous cas l'évenement m'a paru franchement peu mis en valeur.

Le mince article s'achève sur les mots du nouveau président des Jeunes Populaires, Benjamin Lancar: "Je souhaite être le président d'un mouvement d'avant-garde. D'ici deux ans, les Jeunes Pop seront devenus le poil à gratter de l'UMP". Poil à gratter, poil à gratter...l'expression me laisse perplexe. Il y a manifestement deux interprétations à cet élan d'enthousiasme: soit il désire que son mouvement puisse gêner les autres partis dans deux ans, soit il désire que son mouvement jeune puisse titiller les aînés de son propre parti dans deux ans. Curieusement, c'est la deuxième solution qui m'est d'abord venue à l'esprit et,...qui m'est restée. On connaît les tensions palpables entre les jeunes ambitieux et les vieux paranos dans le parti majoritaire, ce Benjamin Lancar n'a fait qu'être honnête. Et cette démonstration de mauvais esprit m'a rassuré concernant le nôtre, de parti.

On pourra reprocher beaucoup de choses à notre mouvement jeune: pas assez organisé, sans moyens, du moins en comparaison avec nos voisins de droite et du MJS. C'est une réalité, nos faiblesses sont réelles face à nos adversaires politiques. Mais ce que Benjamin Lancar a révélé au grand jour en prononçant ces mots, c'est notre force première: l'union interne. Comment imaginer au MoDem des jeunes qui iraient mettre du "poil à gratter" dans le dos de ses élus? C'est le contraire -et heureusement - qui nous motive, au delà du respect des "sages". Je ne crois pas qu'il faille absolument avoir 3 députés au lieu de 360, 10 000 adhérents jeunes au lieu de 30 000, pour conserver un état d'esprit correct (pour ne pas dire juste vivable). C'est un mode de vie partisane.

Tout ça m'a aussi fait repenser au débat BFM de mardi dernier entre Franck, Antoine Détourné (président du Mouvement des Jeunes Socialistes) et un représentant haut placé aux Jeunes de l'UMP. Alors que ces deux derniers se présentaient issus de moûles identiques, avec une expression symétrique et des parcours idéaux, Franck Faveur avait certes contre lui l'inexpérience, mais l'avantage de l'authenticité. Le présentateur n'a d'ailleurs pas manqué de s'enthousiasmer en apprenant que le président des Jeunes Démocrates était un jeune chef d'entreprise, "créateur d'emplois et de richesse!". En écoutant j'ai eu l'impression qu'on avait définitivement quelque chose de différent. Peut-être moins pro (pour l'instant), mais avec une capacité à attirer ceux que les discours politico-politiciens ennuient depuis toujours, et exaspèrent quand ils sortent de la bouches de jeunes pousses qui pourraient au moins avoir le bénéfice de la fraîcheur. On arrivera à imposer une image nouvelle à l'image d'ailleurs, de notre vie interne.

Les Jeunes Démocrates sont soudés, ambitieux il le faut, mais savent qu'il n'y a que l'union qui vaille pour faire de la politique avec éthique, quand ce n'est pas juste pour que militer reste un plaisir dans des agendas de jeunes déjà chargés. En somme pour nous, le poil à gratter n'a qu'une vocation: rester la meilleure vente des échoppes de farces et attrapes.

12.05.2008

Et ce n'est que le début...

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 Je dois dire qu'en ce 12 mai je ressens de la fierté.

Fierté d'avoir travaillé pour des résultats visibles, d'avoir réussi à monter avec des gens qui ont apporté et qui apporteront, des fondations solides. Jamais "l'union fait la force" n'aura été si vraie.

Assas Démocrates a été le lancement des démocrates à l'université. C'était un bel événement. Depuis les associations étudiantes du centre se sont retrouvées, et avancent main dans la main. Et cela c'est gigantesque. 

J'ai le sentiment d'avancer concrètement, je suis convaincu que nous élaborons discrètement, avec patience et méthode la recette de la réussite future de notre mouvement. Et avec quel enthousiasme.

Les étudiants du Mouvement Démocrate sont là. Nos valeurs ne seront plus jamais portées de la même manière.

18.04.2008

Je quitte...les indécis

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Je quitte le camp des indécis pour celui des irresponsables.

Après deux semaines de surf intense sur la vague des bloggueurs insatisfaits (dont je fais bien sûr partie), il était temps de se faire une opinion. Il n'était pas question, de toute façon, de quitter le MoDem avant les élections fédérales - Remettre en selle la fédération de Paris est un objectif primordial qui pourrait redonner au Mouvement Démocrate une aura bel et bien perdue - mais une nouvelle question cruciale est apparue il y a cinq jours.

François Bayrou annonçait (voir note précédente) qu'il allait organiser une consultation interne qu'il faudra en réalité comprendre comme: "voulez-vous que je reste le président du MoDem?". Tout le monde se tâte, donc. Bayrou a monté quelque chose d'extraordinaire, mais n'a pas su tirer tous les fruits de sa popularité. Pire, il en a abusé. A force de croire qu'on est aimé c'est dans la prétention qu'on finit par tomber, une prétention qui s'est traduite électoralement puis humainement. Alors que faire? La question est de savoir si aujourd'hui, on pourrait faire vivre au MoDem un autre projet que celui prôné par FB. Rien de ce qu'il a pu dire ne va à l'encontre du désir des militants, à part peut-être ce côté victime qui veut cacher les manques réels et pour lesquels l'Elysée n'est en rien... Bref c'est une question de forme puisque l'indépendance, et donc l'isolement certain, était inévitable au moins au début. Alors les coups ont certes été mal joués, à paris surtout lors des municipales, c'est là la traduction d'une organisation interne est branlante. Mais le chef est toujours fidèle au poste. Dès lors ne pas voter pour la mention qu'il propose serait voter pour la remise sur pied de l'UDF, et donc pour la disparition (à tout jamais?) d'un parti politique indépendant des machines traditionnelles. En apportant notre soutien à notre "président", qu'il soit Bayrou ou un autre, on promeut la voix d'un mouvement central inédit, qu'il soit modem ou un autre.

Bayrou n'est pas éternel, nos valeurs si. Or pour les faire vivre nous avons absolument besoin de cette assise, de cette expérience, quels que soient les défauts de son propriétaire. Je n'ai pas peur de dire que le bayrouisme s'est éteint chez moi comme chez beaucoup d'autres, et ce n'est pas un mal. Mais à l'inverse, je ne serai jamais de ceux qui crachent sur celui qu'ils ont adulé dix mois plus tôt. Bayrou est indispensable, ne nous en cachons pas, et la modération doit être de mise. Entre le fanatisme et la détestation, il y a l'admiration raisonnable d'un homme brillant, qui n'a cependant pas compris ce qu'il nous devait depuis un an. Souvenons-nous juste que nous avons besoin les uns des autres, puisque le culte de la personnalité inhérent à la présidentielle s'est logiquement dissout. Nous devons rester unis.

Unis parce que je ne me vois nulle part ailleurs en vérité, et je ne suis pas le seul. Je soutiendrai donc François Bayrou dans cette consultation de la dernière chance. L'indécision a fait son temps, ça y est. Maintenant que l'exode est terminé revenons à nos moutons, et traçons ce que nous avions commencé à dessiner. Le choix, nous ne l'avons plus. Est-ce que nous voulons être à l'UMP? être au PS? être dans une formation marginale? Certainement pas. Nous voulons d'un parti du centre qui soit capable, dans cinq ans, de réunir un groupe à l'Assemblée pour faire ce qui n'a jamais été entrepris sous cette République de vieux, de conservateurs et d'opportunistes attachés à leurs triples mandats. Nous sommes jeunes, nous sommes motivés, nous disposons d'un projet de société efficace, applicable aujourd'hui. Assez des oppositons stériles, des "oui" "non" de façade obligatoires parce qu'on l'a promis par écrit signé au début du mandat. Nous ferons ce qu'il faut pour sortir de l'absolutisme des institutions qui nous sont imposées, et qui favorisent la péromption d'une vie politique inerte. En France on aime la politique, mais on aime pas les changements dans notre politique. Nous ne sommes pas révolutionnaires, juste réformateurs. Il faut respecter des règles du jeu injustes? Très bien, on s'y fera, s'il faut passer par là. Mais le vrai objectif, nous l'avons tous à l'esprit.

Ces six mois de construction ont été mal rédigés et mal concus. Ce qui est bien avec la gomme de la politique française...c'est que lorsqu'on efface, on peut réécrire derrière.

21.03.2008

SAV des élections municipales

 

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Il y a des jours où militer pour le Mouvement Démocrate ressemble au pire des Services Après Vente. Celui où la pièce principale du produit le plus vendu s'est avérée défectueuse. Malgré les arguments, malgré les prières des vendeurs désolés, les clients sont repartis, excédés...Ne restent plus que les très motivés, les inconscients peut-être, ceux qui croient dur comme fer que la politique française changera, qu'une stratégie d'indépendance est possible dans ce système qui veut lui barrer toutes les routes.

Ils sont partis 85 000, revenus 30 000.

J'ai ainsi pu voir partir des militants que j'estimais, des collègues, des amis. Assas Démocrates a perdu l'un de ses deux co-président après 3 mois d'existence. Que voulez-vous rajoutez à cela... Je suis resté parce que je crois que notre travail n'en est qu'au stade de brouillon, que partir maintenant c'est réagir à chaud, comme le sprinteur qui s'est aperçu après la course ratée qu'il a enfilé les mauvaises chaussures mais qu'avec les bonnes il aurait pu faire un score historique. C'est en cela que je veux croire. Mais il n'est pas (plus) question de ne s'appuyer que sur des métaphores et une démagogie idéologique tant de fois répétée. Oui nous sommes au Centre, mais surtout, surtout nous avons un projet européen, socio-démocrate, des propositions concrètes pour changer notre pays, sa constitution, développer son économie, renflouer sa dette,... rendre la vie plus vivable, tout simplement. Il est temps de l'exposer. Il est temps de prouver à la France entière que nous sommes crédibles.

Nous n'avons plus le droit à l'erreur...je prends le risque.