08.06.2009

A force de prétention, on finit par un 8.

Mal aux cheveux, la mine patraque et l'impression d'avoir été trompé en ce matin du 8 juin.

En février 2007, j'ai adhéré à l'Union pour la Démocratie Française dans la ferveur pré-présidentielle, attiré par le discours d'un chef de rang différent des autres. Un discours à la fois technique, enthousiasmant et cohérent dont le fer de lance était le rassemblement.

En juin 2009, je ne cesse de regretter cette époque. A ceux, nombreux, qui m'ont interpellé pendant cette campagne: "dis ton boss ne sait plus trop quoi dire en ce moment à part sarkozy est un con, j'avais voté pour lui en 2007 mais là il me déçoit" je n'ai pu répondre que "moi aussi". Nous nous sommes crus trop beaux, nous nous sommes vus plus grands que nous étions. Nous, un parti central? Non. Un comité de soutien? Surtout.

Il est temps de redescendre sur terre et de donner à ce parti de nouvelles têtes, de toute urgence, conformément au renouvellement promis lors de la création de notre parti. Il est temps de cesser d'accepter un dictatorship néfaste pour le centre, pour le fonctionnement et la crédibilité du Modem, néfaste pour la popularité de François Bayrou lui-même, désormais qualifié par beaucoup de despote illuminé.

Bayrou a été l'initiateur d'une vision nouvelle de la politique en France, et c'est pour cela que nous l'avons suivi. A lui aujourd'hui de combattre rapidement le démon populiste de la critique tout azimut pour renouer avec l'esprit originel de notre mouvement: l'ouverture et l'initiative.

Si les choses ne changent pas dans les semaines et les mois qui viennent, si François Bayrou ne se soumet pas dans les faits aux responsabilités qu'il a évoquées avec une certaine dignité lors de son intervention hier soir, alors la belle histoire sera terminée.

 

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25.09.2008

L'Université démocrate en marche.

L'impatience a du bon parfois. Les résultats du pôle vie étudiante des Jeunes Démocrates ne devraient pas se faire trop attendre. Voici, pour patienter, un petit récapitulatif des événements les plus importants -passés et à venir- pour les étudiants démocrates.

Mercredi 24 septembre: carte_france.gifNouvelle demande d'information concernant l'implication à l'université. => le chiffre des étudiants référents démocrates pour leur établissement passe à 20. Soit 11 organisations étudiantes installées ou en construction entre Paris, Caen, Nantes, Avignon, Lyon et Toulouse.

 

 

 

A venir:

Dimanche 28 septembre: Envoi du Kit associatif à tous les étudiants démocrates intéressés ou impliqués dans la création d'une association dans leur établissement. ce kit contient:

- Un guide de la marche à suivre pour créer son assos

- Des statuts-types (à adapter)

- Un bulletin d'adhésion type (à adapter également)

- La Charte des associations démocrates

- Des conseils pour faire vivre l'association & pour une meilleure visibilité

- Un descriptif des élections étudiantes & des différents conseils étudiants.

 

Du 10 au 20 octobre: toutpetittract.jpgCampagne de tractage "Protégeons-nous de la pensée unique" devant les établissements français, après envoi du tract imprimé à 20 000 exemplaires répartis sur la plupart fédérations jeunes.

 

 

 

 

 

 

(à suivre...)

25.08.2008

Pas de poils chez nous

 

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Figaro de ce matin. Je l'ai trouvé avec étonnement sur la pile des quotidiens de la table du petit déjeuner, pas si déçu que ça, trop curieux de savoir qui avait été élu la veille président de nos meilleurs ennemis: les Jeunes Pop. Ok je l'avoue, je l'ai ouvert avant Libération.

Page 4, donc. Je découvre l'info que je cherchais dans un encadré qui m'a paru étonnemment modeste. Ce journal national-le seul délivré gratuitement à l'entrée d'Assas, au cas où trop d'étudiants de droit seraient tentés par une révolution de moeurs politiques innébranlables depuis trente ans- faillirait-il à sa tâche? Celui que nous avons coûtume d'appeler le "Journal Officiel" sur les bancs de l'amphi aurait-il oublié sa vocation d'analyse positive du parti pendant les vacances? En tous cas l'évenement m'a paru franchement peu mis en valeur.

Le mince article s'achève sur les mots du nouveau président des Jeunes Populaires, Benjamin Lancar: "Je souhaite être le président d'un mouvement d'avant-garde. D'ici deux ans, les Jeunes Pop seront devenus le poil à gratter de l'UMP". Poil à gratter, poil à gratter...l'expression me laisse perplexe. Il y a manifestement deux interprétations à cet élan d'enthousiasme: soit il désire que son mouvement puisse gêner les autres partis dans deux ans, soit il désire que son mouvement jeune puisse titiller les aînés de son propre parti dans deux ans. Curieusement, c'est la deuxième solution qui m'est d'abord venue à l'esprit et,...qui m'est restée. On connaît les tensions palpables entre les jeunes ambitieux et les vieux paranos dans le parti majoritaire, ce Benjamin Lancar n'a fait qu'être honnête. Et cette démonstration de mauvais esprit m'a rassuré concernant le nôtre, de parti.

On pourra reprocher beaucoup de choses à notre mouvement jeune: pas assez organisé, sans moyens, du moins en comparaison avec nos voisins de droite et du MJS. C'est une réalité, nos faiblesses sont réelles face à nos adversaires politiques. Mais ce que Benjamin Lancar a révélé au grand jour en prononçant ces mots, c'est notre force première: l'union interne. Comment imaginer au MoDem des jeunes qui iraient mettre du "poil à gratter" dans le dos de ses élus? C'est le contraire -et heureusement - qui nous motive, au delà du respect des "sages". Je ne crois pas qu'il faille absolument avoir 3 députés au lieu de 360, 10 000 adhérents jeunes au lieu de 30 000, pour conserver un état d'esprit correct (pour ne pas dire juste vivable). C'est un mode de vie partisane.

Tout ça m'a aussi fait repenser au débat BFM de mardi dernier entre Franck, Antoine Détourné (président du Mouvement des Jeunes Socialistes) et un représentant haut placé aux Jeunes de l'UMP. Alors que ces deux derniers se présentaient issus de moûles identiques, avec une expression symétrique et des parcours idéaux, Franck Faveur avait certes contre lui l'inexpérience, mais l'avantage de l'authenticité. Le présentateur n'a d'ailleurs pas manqué de s'enthousiasmer en apprenant que le président des Jeunes Démocrates était un jeune chef d'entreprise, "créateur d'emplois et de richesse!". En écoutant j'ai eu l'impression qu'on avait définitivement quelque chose de différent. Peut-être moins pro (pour l'instant), mais avec une capacité à attirer ceux que les discours politico-politiciens ennuient depuis toujours, et exaspèrent quand ils sortent de la bouches de jeunes pousses qui pourraient au moins avoir le bénéfice de la fraîcheur. On arrivera à imposer une image nouvelle à l'image d'ailleurs, de notre vie interne.

Les Jeunes Démocrates sont soudés, ambitieux il le faut, mais savent qu'il n'y a que l'union qui vaille pour faire de la politique avec éthique, quand ce n'est pas juste pour que militer reste un plaisir dans des agendas de jeunes déjà chargés. En somme pour nous, le poil à gratter n'a qu'une vocation: rester la meilleure vente des échoppes de farces et attrapes.

15.08.2008

Pas de temps à perdre

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Les Jeunes Démocrates ont décidé de ne pas perdre de temps pour se faire entendre, à l'image de l'intervention de leur président, la semaine prochaine sur BFM. La machine se remet en marche, pour le plus grand bonheur des oranges actuels et futurs.

12.05.2008

Et ce n'est que le début...

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 Je dois dire qu'en ce 12 mai je ressens de la fierté.

Fierté d'avoir travaillé pour des résultats visibles, d'avoir réussi à monter avec des gens qui ont apporté et qui apporteront, des fondations solides. Jamais "l'union fait la force" n'aura été si vraie.

Assas Démocrates a été le lancement des démocrates à l'université. C'était un bel événement. Depuis les associations étudiantes du centre se sont retrouvées, et avancent main dans la main. Et cela c'est gigantesque. 

J'ai le sentiment d'avancer concrètement, je suis convaincu que nous élaborons discrètement, avec patience et méthode la recette de la réussite future de notre mouvement. Et avec quel enthousiasme.

Les étudiants du Mouvement Démocrate sont là. Nos valeurs ne seront plus jamais portées de la même manière.

26.04.2008

"C'est comme si l'on voulait perpétuellement écrire l'avenir en noir et blanc"

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Il y a des printemps qui en rappellent d'autres.
 
Il flotte dans cette journée du 26 avril un parfum de liesse dans le camp démocrate. La convention vient de se terminer, avec seulement un quart d'heure de retard, il est 14h15. On a faim mais qu'importe, on est rassuré. Impossible de savoir combien de temps ce sentiment va durer, mais ça n'a aussi que peu d'importance.
On a eu l'impression pendant 3h30 de voir un parti soutenu, au chef décontracté mais réaliste, dont le discours souvent répété n'a pas pour autant fait place à la démagogie. Une matinée durant laquelle l'espoir est revenu non pas parce qu'on l'a invoqué, mais parce que le déroulement de chose a été presque parfait: un exposé pour la forme, des félicitations, mais également des échanges de fond. Rien d'extraordinaire, mais assez pour avoir l'impression lors de trois ou quatre interventions liées à l'actualité mondiale que l'on est sur la voie de la solidification d'un projet réaliste. L'élan européen m'a marqué et m'a presque ému ce matin. Avoir remis au goût du jour nos racines pro-européennes dans un tel enthousiasme, dans un consensus si applaudi, c'est certainement l'une des statisfactions majeures de cette convention du 26 avril.
Certes on pourrait trouver à redire sur l'absence de réponse au sujet de la fameuse consultation, sur le temps consacré aux interventions plus qu'aux éclaircissements, mais dans le fond ce n'est pas grave. L'ambiance, le déroulement de cette matinée ont suffit à rendre le moral aux troupes. Et ce n'est pas rien.
Enfin je dois souligner l'accessibilité de Marielle de Sarnez, qui après la fin des "festivités" a pris le temps de nous écouter Benoît Charvet (de l'association Modem et Centristes de Sciences Po) et moi-même. Les associations étudiantes du centre ne passent vraisembablement pas à côté des préoccupations de notre vice-président et de notre président François Bayrou lui-même. On a ainsi eu tout le loisir de soumettre à notre "n°2" la proposition d'une conférence étudiante à Sciences Po, projet qui de toute évidence, ne finira pas lettre morte.
 
Tout donc était réuni: bonne humeur, enthousiasme, conviction, organisation et accessibilité, pour faire de cette matinée un moment de politique comme on les aime. Et c'est peu dire que le MODEM en avait besoin ces temps-ci...