29.08.2009
Heureusement qu'ils sont là
Une semaine sans rien dire, et voilà que le Mouvement Démocrate est en haut de l'affiche. Heureusement que le PS et les rédactions sont là.
Il est 9h30 à Sciacca. Le complexe hôtelier abrite son échoppe, où les touristes français et italiens se ruent chaque matin. Libération et Le Monde sous le bras, c'est assez pour profiter d'un transat sans avoir le sentiment de quitter le monde réel.
Passent le premier week end avec "la main tendue de Peillon au MoDem", puis arrive le lundi des "avis du PS sur un rassemblement du PCF au MoDem", les réactions de Marielle de Sarnez le mardi, la tribune des "vertues bayrouistes" d'un maire PS le mercredi, les "préparations de l'université de La Rochelle et la question centrale du MoDem" le jeudi. Je partais trop tôt hier matin pour terminer ma collection, mais les débuts avaient été tellement prometteurs que le doute n'a pas duré: le MoDem a bien eu Sa semaine, complète.
Une semaine de médiatisation, sans effort.
Bayrou peut continuer à profiter de ses vacances publiques avant notre Université de rentrée, le PS se charge de notre communication. Pas un jour sans que l'un des cadres socialistes s'exprime sur des "alliances inopportunes", sans que l'autre réplique par des "soyons pragmatiques", les doubles pages se succédant pour évoquer, imaginer, s'avancer sur ce fameux ralliement éventuel. "PS+MODEM", l'histoire d'amour la plus conflictuelle de l'été.
Pourtant les prestations médiatiques du Mouvement Démocrate se sont résumées au discours de Marielle de Sarnez lors du rassemblement de Vincent Peillon, à une réaction de Jean-Luc Bennahmias et à la signature par Peyrelevade de "l'appel des 100" pour des primaires socio-démocrates. Autant dire le désert, comparé à l'encre écoulée pour inscrire le mot "MoDem" une fois par paragraphe politique de la presse quotidienne française. Merci à la "petite" actualité de l'été? Peut-être, et alors? Nos promoteurs (loin des billets de Christophe Ginisty), ont été le PS et les rédactions, de leur plein gré.
Une Université de Rentrée d'autant plus attendue
Les questions sans cesse répétées par les socialistes cette semaine, encore hier par Martine Aubry: "Etes-vous avec nous ou pas?!" sont une aubaine. La mayonnaise monte, les interrogations s'installent et se crée de toute pièce une pression dont nous seul avons le pouvoir de faire sauter le bouchon. Le mystère (relatif) de notre alliance est amplifié par notre mutisme. Mutisme qui trouvera certainement son terme le dimanche 6, lors du discours de clôture de l'UR et de politique générale par François Bayrou.
Nous sommes attendus, et avons l'occasion inespérée de marginaliser le campus des Jeunes Pop', que l'UMP prend systématiquement plaisir -de bonne guerre- à programmer le même week end que nous, histoire de confisquer les journalistes. Chacun son tour...
Finalement, cet été, le parti déchu des législatives, des municipales, des européennes, a mieux survécu que jamais. Il n'est pas grand chose et beaucoup à la fois. Dommage. Si seulement nous avions un programme définitif après un an et demi de création il serait devenu beaucoup, seulement beaucoup.
16:48 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : modem, actualité, été, mouvement démocrate, ps

