18.02.2009

La campagne étudiante des Jeunes Démocrates dans "Le Parisien"!

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Le Parisien consacre ce mardi notre campagne étudiante! Une campagne de tractage/affichage riche en rebondissements et qui, finalement, semble faire son petit effet. Comme quoi, un peu d'humour vaut parfois mieux qu'un long discours. Le sexy centrisme a encore de beaux jours devant lui...

Débat événement ce vendredi avec les syndicats lycéens

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Les Jeunes Démocrates organisent ce vendredi un événement exceptionnel puisqu'il réunit les 4 principaux syndicats lycéens pour un débat public au siège du Mouvement Démocrate. Pour plus de précisions, voici une description détaillée:


Lieu: Siège du Mouvement Démocrate au 133 bis rue de l'Université, 75007 Paris
Métro Invalides (lignes 1 & 13)

Date et Horaire: vendredi 20 février, de 20h à 21h30

Format
: 1h30 d'échange public autour de deux thèmes principaux:
- Une réforme lycéenne du consensus est-elle possible?
- Quelle politique pour la jeunesse lycéenne et étudiante en France?


Participants:
 un représentant de l'AEVL, de la FIDL, de l'UNL et d'Uni-Lycée.
 
Animateurs: un co-animateur chargé notamment de synthétiser les propositions (Allan Kaval) et moi-même (Arnaud Jardin).

Objectif: Répondre aux interrogations de tout à chacun concernant la position des syndicats -plus médiatisés pour leurs blocages que leurs propositions-, et voir si un consensus est possible autour d'une réforme "idéale".


Aucun travail public de synthèse des propositions lycéennes n'a été effectué jusque ici par les autorités administratives compétentes. C'est donc l'occasion de mettre toutes les tendances lycéennes autour de la table et de leur permettre de fournir des propositions de fond.

06.02.2009

Un Jeune Démocrate à l'Elysée

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Une délégation du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), dont j'ai la chance de faire partie, est accueillie par la petite porte de l'Elysée cet après-midi.

La commission Europe du CNJ planche depuis 6 mois sur des propositions concernant l'UPM (Union pour la méditerranée). Les deux représentants MoDem de ce conseil de la jeunesse que sont Anne-Sophie Bonhour et moi-même se sont naturellement dévoués à cette commission Europe..."ya pas de hasard ma bonne dame". Et il est l'heure aujourd'hui de retrouver la chargée de mission de l'Elysée sur l'UPM, Nathalie Pilhes, chef du pôle "migrations, justice et sécurité".

Cette rencontre à l'hôtel Marigny est avant tout une aubaine pour dialoguer. Bien que le rôle du CNJ soit très relatif et discuté au sein de l'administration, il n'en est pas moins officiel, et notre efficacité pourra prouver que la mission "Jeunes & Union pour la Méditerranée" qui lui avait été confiée par Roselyne Bachelot à l'époque (Martin Hirsch désormais) est loin d'être vaine.

Nous arriverons le rapport sous le bras, rapport qui comprend notamment 2 propositions concrètes à mon avis particulièrement intéressantes:

La première - souvent sujette aux réactions passionnées de ceux qui l'entendent- est celle de l'apprentissage de l'Arabe. Au cours de nos 3 réunions de commissions depuis Juillet, nous avons estimé que que réhausser cette langue au même niveau que l'Espagnol ou l'Italien, soit un enseignement possible dès la 4ème, serait une inovation majeure. Une occasion d'accroissement des rapports au sein même de l'UPM, entre ses rives Nord et Sud, mais également en matière sociale dans notre pays. L'intégration française passe par le dépassement des barrières latines de la langue dans nos écoles...

Deuxième proposition, plus consensuelle mais pas moins compliquée à mettre en oeuvre, est celle du visa associatif. Ce visa consisterait à permettre aux organismes associatifs réputés, évalués sur leur sérieux, d'obtenir des visas méditerranéens à ses membres actifs dans le cadre leurs missions. Un but recherché par là: la mobilité au delà des contraintes imposées bar beaucoup de pays du Nord de la méditerranée. Avant un visa méditerranéen long et fastidieux à mettre en oeuvre, on peut d'ailleurs déjà imaginer, à moyen terme, la création un visa d'expérimentation à l'échelle européenne.

 

Attention rien dans cette rencontre n'est réllement posé. J'espère donc pouvoir convaincre, avec mes quatre collègues, du sérieux de notre action pour que cet après-midi nous apporte au moins quelques certitudes quant à l'écho qu'elle rencontrera...


 

04.02.2009

"Chers étudiants, voilà pourquoi je ne donnerai pas vos notes"

Rue 89 diffuse une excellente lettre d'un professeur universitaire à ses étudiants. (merci Fred pour le lien)

NB: Une directive nationale des Jeunes Démocrates, approuvée par le bureau, a été transmise par communiqué et rédigée par moi-même ce matin en préconisant à tous les étudiants démocrates de soutenir la protestation de leurs professeurs. Soutien sous toutes ses formes excepté la méthode du blocage pur et simple, qui est une atteinte injustifiable à la liberté d'étudier.

 

Chères étudiantes, chers étudiants,

Depuis l'affichage de l'envoi des notes à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, j'entends -et mes collègues également- monter une forme d'étonnement, d'inquiétude, voire d'exaspération parmi vous. Le syndicat UNI (habituel cache-sexe universitaire de l'UMP) a même distribué un tract pour tenter de vous convaincre de l'absurdité de notre action… Je vais donc tenter de vous démontrer en quoi cette action n'est non seulement pas absurde mais qu'elle au contraire parfaitement légitime et légale.

D'abord, notre action est tout à fait légale. En effet, la décision de renvoi des jurys d'examen comme celle d'envoi des notes à la ministre Valérie Pécresse ont été décidées par le conseil de département de Droit, repris par d'autres conseils et probablement votée vendredi prochain par le conseil d'UFR des affaires internationales, et d'autres encore. Il s'agit de nos instances représentatives, y compris les vôtres puisque vous y avez des délégués. De même, si la grève est votée, je rappelle qu'elle est un droit constitutionnel ; il appartiendrait à chaque enseignant et personnel administratif de faire grève ou non. Donc toute action de perturbation induite par la cessation concertée du travail serait légale. .... et légitime Ensuite, notre action est tout à fait légitime. En effet, depuis plusieurs années (processus de Bologne, LMD…), mais singulièrement avec l'entrée en vigueur de la LRU et les "réformes" actuelles, nous assistons à une lente descente de l'université publique française vers la marchandisation: on ne pense plus "pédagogie" mais "crédits ECTS"; on ne pense plus "transmission du savoir" mais "acquisition de diplôme "; on ne pense plus "esprit critique" mais "insertion professionnelle". Sans parler de la bureaucratisation rampante qui fera bientôt passer le Gosplan et le plan quinquennal soviétiques pour une aimable plaisanterie! Bref, une université radicalement nouvelle apparaît, centrée sur l'utilitarisme, placée dans une concurrence exacerbée entre formations supérieures. Mais sans les moyens de lutter: l'Etat se désengage financièrement, et il n'est pas question d'augmenter les frais d'inscription, ce qui pénaliserait l'accès de toutes et tous à l'enseignement supérieur public. Pas contre toute réforme... mais contre celle-ci.

Je ne dis pas qu'il faut conserver le système universitaire en l'état, ni que la professionnalisation est inutile. Je dis seulement que la pente actuelle est dangereuse parce qu'elle ne permettra pas aux étudiants de réussir. Prenons un exemple: le taux d'échec en première année. Le gouvernement dit que c'est inacceptable; nous sommes d'accord. Mais quels moyens a-t-on pour y remédier? Très peu en réalité: impossible de créer une "propédeutique" pour que les étudiants fassent leurs 3humanités"; impossible de mettre en place des systèmes d'acquisition des connaissances et de la méthodologie par petits groupes -tout simplement parce que nous n'avons ni les moyens humains ni les moyens financiers d'actions que nous avons pourtant débattues, par exemple au sein du conseil de département de droit l'année passée. La réalité est donc le "service minimum"… et le "double discours": d'un côté, la proclamation de "l'excellence", de l'autre la baisse des moyens d'enseigner! (Et la même logique se décline dans tous les services publics…)A terme, en poursuivant dans cette voie, l'enseignement et l'éducation publiques seront profondément affaiblis, en contradiction totale avec la logique républicaine qui s'est construite notamment depuis la Révolution française.

Vous n'êtes pas des otages dans ce mouvement, vous en êtes acteurs. La question est donc politique: étudiantes, étudiants, que voulez-vous? Voulez-vous une université qui vous ouvre au monde, qui vous fasse réfléchir tout en vous apportant les connaissances indispensables à votre insertion dans le monde professionnel? Ou bien voulez-vous un sous-enseignement, coupé de la recherche scientifique, destiné à faire de vous une main d'œuvre d'autant plus malléable qu'elle n'aura pas été habituée à réfléchir? En conséquence, faut-il vous arrêter au constat de votre problème immédiat (l'impossibilité d'avoir vos notes) ou bien penser l'action actuelle dans une réflexion d'ensemble? Pensez-vous d'ailleurs sérieusement que des enseignants-chercheurs dont la vocation est de vous servir puissent songer à vous nuire? Aussi je conclus sur l'argument selon lequel vous seriez "pris en otage"… Je pense qu'il faut justement être sérieux et que manier sans précaution cette expression est une insulte à celles et ceux qui ont été véritablement soumis à la menace de mort par prise d'otage: les résistants et les civils pendant la Seconde Guerre mondiale, Florence Aubenas ou Ingrid Bétancourt plus récemment. Vous n'êtes justement pas des otages, bien au contraire, vous êtes -tout comme nous sommes- les acteurs de la défense et de la promotion de l'université française.

 

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