28.12.2007
Elysée et Voici, meilleurs amis
Et pourquoi pas la nationalisation libérale de Voici par l'Elysée? Il y a des scénarios auxquels on aimerait ne pas avoir à penser. Même en restant le plus sérieux du monde on ne peut qu'être accablé par les images successives du président, scotché à ses Rayban, aujourd'hui main dans la main avec la plus volage des people du pays.
Il doit y avoir des limites à l'humiliation. Si l'on doit reconnaître l'activité méritante du président Sarkozy, elle aurait raison de ne rester que politique. Dites-moi ce qu'on peut avoir à faire des affaires sentimentales de monsieur, des petites amies de monsieur, des destinations de monsieur, du repas du soir de monsieur? Cette "omnimédiatisation" permanente est insupportable. Elle l'est d'autant plus qu'il est impossible de dire "je ne m'en occupe pas, c'est son affaire". En réalité non! les affaires du président sont les affaires de tout le pays. La preuve par l'image, il n'y a qu'à lire les unes des magazines et quotidiens européens pour comprendre dans quelle plaisanterie nous sommes tous fourrés. "La France a élu un vrai tombeur", "La France aura-t-elle une chanteuse pour première dame?". On a l'air de quoi? De rien.
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21.12.2007
Assas Démocrates
Il y a des projets qui demandent du courage, il y en a d'autres qui ne demandent qu'un peu de volonté et beaucoup d'enthousiasme. C'est le cas du projet né et monté avec Arnaud Bonduelle (voir son blog), en cette fin d'année.
En rentrant à l'université, on s'est tous deux aperçus que les clichés de notre bonne vieille faculté étaient toujours d'actualité. D'accord à Assas, fini la prédominance du GUD (reformé et néanmoins encore soutenu sous le nom de RED). C'est la droite "douce" qui est en force. Et en forme. Il n'y a pas à dire, la place de l'UNEF sur les tableaux du hall d'entrée ne reflète vraiment pas sa place dans le coeur des étudiants. Ils ont beau faire le concours de la plus grande affiche avec l'UNI, on sait qui se sent légitime. Quoique.
On pourrait croire que le syndicat étudiant de droite (UNI) est resprésentatif de la majorité des assassiens. En vérité il n'en est rien, et c'est pour cette raison que le projet "Assas Démocrates" a vu le jour dans nos jeunes esprits centraux. Le sympathisant de l'UMP a beau être majoritaire il ne se dira pas pour autant proche de l'UNI, et idem pour les sympathisants du PS avec l'UNEF. En fait, aucune association ou syndicat politique à Assas n'est parvenu à fédérer les étudiants alors que, c'est indéniable, notre université est très politisée. Bilan donc: la plupart des étudiants d'Assas intéressés ne se retrouvent pas dans ces associations, et beaucoup ne se retrouvent même pas dans les traditionnels "droite/gauche" qu'il leur est proposé. C'était l'occasion ou jamais.
Autour d'un projet, celui du Mouvement Démocrate, je suis persuadé que cette association rassemblant une large partie des opinions politiques saura réussir ce que les autres ont râté. Le Centre c'est une vision large, une vision de coopération et de réelle ouverture. Rien à voir avec la notion de débauchage que l'on peut nous rabacher à propos de l'actuel gouvernement. Tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les partis fermés et confortablement installés dans leur lutte constante pour le pouvoir pourront se retrouver dans Assas Démocrates. Il y aura enfin une assoc' capable de porter un message objectif et d'échanger sereinement pour faire, en somme, de la politique autrement entre nous étudiants.
Cette association sera donc un organe d'échange, de débat, et bien sûr d'action pour ceux qui le souhaiteront. Or beaucoup reconnaissent déjà, et nous l'ont exprimée, la nécessité d'une telle association, unique et nouvelle à Assas.
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12.12.2007
"L'argent corrompt tout"

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11.12.2007
Commencer
Bonjour à tous, et bienvenue sur ce nouvel espace d'expression qui me permettra, au fil des mois d'actualité politique, de délivrer les impressions, les envies et les coups de gueule d'un jeune démocrate. Or aujourd'hui, je ne vais pas vous parler de ce qui fait habituellement un blog politique. Je ne vais pas parler d'avenir du pays, de situation mondiale, de survie de la démocratie et d'une vraie représentation nationale. Ce que je vais vous exposer, c'est ce qui vient avant ça. Car pour tenir un discours politique, il faut en faire, de la politique. Immixtion en eaux troubles...
Si l'intérêt pour la politique, la "conscience politique" comme on l'appelle se développe en un instant et ne vous lâche plus, il est des réalités qui se façonnent avec le temps, et en permanence. Cela va faire un an que je me suis immiscé, à mon rythme, dans le monde politique à l'échelle partisane. Celle du sens, de l'idéologie me direz-vous. En effet s'intégrer à un parti sans luttes de pouvoir apparentes, c'est d'abord faire partie d'un ensemble de gens d'accord (ce qui n'est pas peu rare). C'est entrer dans un clan compact de personnes prêtes à servir un idéal à tout prix, au détriment parfois de leur vie personnelle. C'est cela que j'ai vécu à une époque pour le moins cruciale, puisqu'à été celle des élections. Epoque de transcendance des idées et des envies, exacerbées dans ce parti que la présidentielle à ressorti de terre. Des vagues de militants, toujours plus nombreux, le seau de colle à la main pour aller afficher le "chef" alors maître incontestable à bord. On est réunis pour un temps seulement on le sait. Et lorsque l'enthousiasme retombe, au fil des semaines, les effectifs s'épurent, un peu, beaucoup. Ce n'est pas si grave puisque les "vrais" sont là, ceux, justement, qui vivent le Mouvement Démocrate fraîchement créé comme un engagement personnel majeur.
Il survient alors des séparations inévitables entre les êtres dénués de tout opportunisme (s'il y en a), et ceux pour qui cette aventure est considérée, parfois à juste titre, comme la chance de leur vie. Le Mouvement Démocrate, comme tous les partis du monde, est un organe producteur de pouvoir. Le pouvoir attise le désir. Et en ce 11 Décembre, le désir est à son comble.
Etre Jeune Démocrate aujourd'hui, c'est devoir faire face aux naturelles divisions qui font la construction d'un parti comme le nôtre. Le danger est là, que les courants se façonnent, que notre idéal s'émiette parce que deux personnes se battent pour...des miettes, justement. Pourquoi se déchirer lorsque l'affaire pourrait être unanime?
Alors j'ai décidé de choisir, oui, à contre-coeur. Le Mouvement Jeune de Paris doit avoir un président, et même s'il faut en choisir un dans ce climat de division inutile, alors je voterai. Le choix est fait et personnel.
Mais j'aimerais tout de même redire à quel point ce clivage est dommage, alors que tout ne fait commencer.
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