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11.12.2007
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Bonjour à tous, et bienvenue sur ce nouvel espace d'expression qui me permettra, au fil des mois d'actualité politique, de délivrer les impressions, les envies et les coups de gueule d'un jeune démocrate. Or aujourd'hui, je ne vais pas vous parler de ce qui fait habituellement un blog politique. Je ne vais pas parler d'avenir du pays, de situation mondiale, de survie de la démocratie et d'une vraie représentation nationale. Ce que je vais vous exposer, c'est ce qui vient avant ça. Car pour tenir un discours politique, il faut en faire, de la politique. Immixtion en eaux troubles...
Si l'intérêt pour la politique, la "conscience politique" comme on l'appelle se développe en un instant et ne vous lâche plus, il est des réalités qui se façonnent avec le temps, et en permanence. Cela va faire un an que je me suis immiscé, à mon rythme, dans le monde politique à l'échelle partisane. Celle du sens, de l'idéologie me direz-vous. En effet s'intégrer à un parti sans luttes de pouvoir apparentes, c'est d'abord faire partie d'un ensemble de gens d'accord (ce qui n'est pas peu rare). C'est entrer dans un clan compact de personnes prêtes à servir un idéal à tout prix, au détriment parfois de leur vie personnelle. C'est cela que j'ai vécu à une époque pour le moins cruciale, puisqu'à été celle des élections. Epoque de transcendance des idées et des envies, exacerbées dans ce parti que la présidentielle à ressorti de terre. Des vagues de militants, toujours plus nombreux, le seau de colle à la main pour aller afficher le "chef" alors maître incontestable à bord. On est réunis pour un temps seulement on le sait. Et lorsque l'enthousiasme retombe, au fil des semaines, les effectifs s'épurent, un peu, beaucoup. Ce n'est pas si grave puisque les "vrais" sont là, ceux, justement, qui vivent le Mouvement Démocrate fraîchement créé comme un engagement personnel majeur.
Il survient alors des séparations inévitables entre les êtres dénués de tout opportunisme (s'il y en a), et ceux pour qui cette aventure est considérée, parfois à juste titre, comme la chance de leur vie. Le Mouvement Démocrate, comme tous les partis du monde, est un organe producteur de pouvoir. Le pouvoir attise le désir. Et en ce 11 Décembre, le désir est à son comble.
Etre Jeune Démocrate aujourd'hui, c'est devoir faire face aux naturelles divisions qui font la construction d'un parti comme le nôtre. Le danger est là, que les courants se façonnent, que notre idéal s'émiette parce que deux personnes se battent pour...des miettes, justement. Pourquoi se déchirer lorsque l'affaire pourrait être unanime?
Alors j'ai décidé de choisir, oui, à contre-coeur. Le Mouvement Jeune de Paris doit avoir un président, et même s'il faut en choisir un dans ce climat de division inutile, alors je voterai. Le choix est fait et personnel.
Mais j'aimerais tout de même redire à quel point ce clivage est dommage, alors que tout ne fait commencer.
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